Parlez-moi… de nous

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En parcourant la liste des critères qualitatifs retenus par l’agence Adverbia pour réaliser sa vaste étude sur les collectivités et les réseaux sociaux dont elle a déjà publié 2 des 8 volets, j’ai noté avec plaisir la mention « Nature du contenu : autocentré ou ouvert ».

Même s’il existe aujourd’hui toute une littérature (souvent passionnante) sur le bon positionnement à adopter sur les réseaux sociaux quand on porte la parole d’une collectivité, cet aspect me semblait en effet jusqu’ici trop rarement mis en avant.

Mais qu’entend-on par le terme « autocentré », en la matière ? Il s’agit de désigner la posture qui part du principe que n’est diffusable par la collectivité que sa propre parole, et que seules les actions imaginées et mises en œuvre par cette même collectivité méritent d’être partagées.Nous vous conseillons de verifier la liste des Euro King Casinos respectables et securitaires que nous recommandons. C’est ainsi qu’on peut voir des pages Facebook ou des comptes Twitter entièrement tournées vers l’émetteur, dans une posture qui n’a donc plus de communication que le nom mais que n’aurait pas reniée Coluche (tout est dit dans la première phrase, mais vous pouvez écouter la suite pour le plaisir ;) ). Et vas-y que je fais la promo des expos de mes musées, que j’annonce le calendrier des travaux dans tel quartier, que je vante telle nouvelle distinction reçue par la collectivité, etc.

La négation même du principe des réseaux sociaux

Il s’agit là a priori d’une posture que l’on peut considérer comme naturelle si l’on s »en tient au principe qui veut que « Communication publique = promotion des politiques menées », et dans les faits, ces informations sont souvent nécessaire, notamment quand il s’agit d’informations pratiques utiles aux habitants. Mais disons-le tout net : cette posture est très loin d’être suffisante.

Si j’osais, je dirais même que se cantonner à cette « diffusion d’information officielles » est une erreur stratégique importante. Pourquoi ? Tout simplement parce que cela revient au final à nier le principe même des réseaux sociaux.

Car si les réseaux représentent, selon un avis aujourd’hui largement partagé, une opportunité formidable en matière de communication.All best-casinos-online.infos we review on this website are powered by Microgaming and accredited with the safe & fair seal by eCogra. Cela leur permet de se familiariser avec nos jeux de machines ainsi que de pratiquer leurs techniques de machines a sous avant de miser leur propre argent. publique, c’est justement parce qu’ils permettent  d’accompagner l’évolution de cette dernière et d’aller online slots plus loin que cette communication à sens unique, en ajoutant au trépied « faire connaître, faire comprendre, faire adopter » un 4e pied : échanger.

« Fan » de la collectivité ? Non, certainement pas.

Communiquer sur les réseaux sociaux, ce n’est pas seulement informer, c’est aussi établir une relation directe, qui ne saurait, comme dans la « vraie vie », se développer que pour autant qu’elle se situe sur un terrain commun. Or, qu’est-ce qui motive les personnes pour se déclarer « fan » de la page de leur ville, ou pour suivre son activité sur Twitter par exemple ? Malheureusement, au risque de faire de la peine à quelques uns, tous ne sont pas réellement « fans » de la collectivité et des politiques menées, mais plus certainement attachés à leur ville, leur région, leur territoire.

Ce n’est donc pas en transformant la page Facebook en vitrine de l’activité de la collectivité dans un flux continu et monomaniaque, ou le compte Twitter en fil info de la collectivité, que celle-ci répondra aux attentes de ses « fans » ou followers.

La collectivité ne pourra exploiter pleinement le potentiel des réseaux sociaux et en faire un outil de communication intéressant que si elle parvient justement à dépasser la relation institution-citoyen.

Il est donc primordial pour les communicants publics de savoir parler de leur collectivité, mais de savoir également susciter la discussion autour du territoire, de ses habitants, de ses talents, de ses événements, de ceux qui le font vivre et avancer. Bref, de savoir manier avec habileté les boutons « partager » et « retweeter » (en privilégiant le retweet manuel qui vous positionne comme l’émetteur du RT), de répondre aux questions touchant au territoire et ce même si elles ne sont pas adressées à la collectivité, etc.

C’est ainsi que l’on peut contribuer à créer, avec  les fans et followers, un territoire commun, une relation privilégiée et « implicante », dont la qualité permet de donner à la parole de l’institution du poids et du crédit aux yeux de son auditoire.

Bref, pour pouvoir bien parler d’elle sur les réseaux sociaux, une collectivité doit savoir avant tout parler aux autres, parler des autres, ceci afin dépasser la logique de « promotion de l »institution » au profit d’une réelle valorisation partagée et collaborative du territoire.

Après tout, rien de bien exceptionnel dans tout cela, puisqu’il en va sur les réseaux sociaux comme dans la « vraie vie » : essayez donc de capter l’attention de votre voisin puis de bâtir une relation intéressante avec lui en vous contentant de lui parler de vous, de ce que vous faites ou allez faire, etc. Bon courage.

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7 réponses à Parlez-moi… de nous

  1. ganette dit :

    beau principe bien mis en application sur les réseaux sociaux de la ville … et ça marche! Je ne comprenais pas au début la volonté de faire un sondage sur twitter pour demander aux utilisateurs leurs envies, besoins…
    Maintenant je comprends mieux la démarche globale!

  2. Benjamin dit :

    Bonjour ganette et heureux de vous retrouver ici ;)
    Effectivement, je reste persuadé que des réseaux sociaux qui ne seraient qu’émetteurs « autistes » d’une communication préformatée serait totalement infructueuse. C’est comme dans la « vraie vie », quand on veut communiquer avec une personne, la première chose à faire est d’essayer de la connaître, de s’intéresser avant tout à elle, à ses attentes, etc. Si je viens vous parler en vous disant « Regardez moi, je suis le plus ceci, je suis le plus cela », vous allez me répondre que je suis surtout… insupportable, non ? ;)
    Merci encore pour votre commentaire !

  3. Geneviève dit :

    Contenu ouverts sont plus significatives et apportent de la valeur à la communauté.

    • François dit :

      Vous avez raison, je trouve que les contenus ouverts sont les plus efficaces pour motiver les fans à rejoindre la communauté et pour les impliquer activement dans les discussions. Les internautes intéressés par un ville ou par une région sont assez nombreux, c’est pourquoi il est important de les cibler à travers des publications pertinentes pour eux.
      Pour promouvoir une collectivité et son site Internet, il ne faut pas se limiter à la communication auto-centrée.

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